Jugé en comparution immédiate pour avoir giflé Emmanuel Macron, Damien T. a assumé son geste, et a dit s'être senti "investi" par les "gilets jaunes" et le "peuple français", a indiqué BFMTV jeudi 10 juin.

"Je me sentais investi par ce que représentent les gilets jaunes qui avaient été expulsés avant et par le peuple français en général", a expliqué le suspect, lors d'une audience au tribunal de Valence, 2 jours après avoir giflé le président de la République, lors d'un déplacement à Tain.

"J'estime que les gilets jaunes et le peuple français s'expriment mais que leur avis n'est pas écouté", a-t-il encore estimé, assurant que "la violence physique n'est qu'un dernier refuge".

Ne contestant "pas du tout" les faits, Damien T. a expliqué son geste par la "démarche élective" du président.

"Quand j'ai vu son regard sympathique et menteur, qui voulait faire de moi un électeur, j'étais rempli de dégoût, a-t-il assuré. J'ai vu des gens se faire expulser par la gendarmerie, ça m'a donné un sentiment d'injustice."

"Je pense que Macron représente très bien la déchéance de notre pays", a tranché le prévenu, qui a reconnu avoir envisagé en premier lieu de "lancer un œuf ou une tarte à la crème", ou encore d'arborer un gilet jaune ou un drapeau français. "L'acte est regrettable mais je n'ai aucunement envisagé de le commettre", a-t-il déclaré, soulignant avoir agi sur un coup de tête. Il a également assuré qu'a posteriori, il ne le referai pas. Damien T. n'a cependant pas exprimé de" regrets.