Logique respectée : les N.1 et N.2 françaises, Kristina Mladenovic et Caroline Garcia, ont été choisies par le capitaine de l'équipe de France Julien Benneteau pour les deux premiers simples de la finale de la Fed Cup contre l'Australie, samedi à Perth, sous un soleil annoncé brûlant.

C'est Mladenovic (40e) qui va entrer la première sur le court bleu de la RAC Arena, opposée à la N.2 australienne, Ajla Tomljanovic (51e), d'origine croate mais naturalisée et rendue éligible moins d'un mois avant la finale par la Fédération internationale de tennis (ITF), dès 11h00 locales (04h00 du matin en France).

Puis Garcia (45e) défiera ensuite la N.1 mondiale Ashleigh Barty, lauréate de Roland-Garros début juin, puis du Masters de fin de saison il y a moins d'une semaine. Et qui reste sur une série de quatorze victoires consécutives en Fed Cup, dont six en 2019.

«C'est la logique du classement, mais ça n'a pas été aussi simple que ça, il y a eu beaucoup de réflexion. Pour samedi, ça représente la meilleure option pour nous, on part là-dessus et on verra après les deux premiers simples», justifie Benneteau.

Selon le tirage au sort effectué vendredi matin, le duo Garcia-Mladenovic a également été retenu pour l'éventuel double décisif, tandis que Barty et Samantha Stosur ont été associées côté australien. Mais ça ne présage pas de la suite du week-end : comme pour les deux derniers simples de dimanche, le capitaine tricolore aura toute latitude pour faire évoluer sa sélection jusqu'au dernier moment ou presque.

- Jusqu'à 40 degrés -

«J'ai beaucoup d'options samedi soir: pour le reste (du week-end), je fais ce que je veux», souligne-t-il.

Benneteau avait appliqué la même stratégie de titulariser ses deux joueuses les mieux classées le samedi au tour précédent, contre la Roumanie de l'ex-N.1 mondiale Simona Halep. Mais les rôles étaient alors inversés entre Garcia, N.1 française à l'époque, et Mladenovic, N.2. Il avait ensuite confié le quatrième simple à Pauline Parmentier (122e).

«Gagner la demi-finale avec un vrai collectif contre une équipe avec une joueuse forte, ça nous a montré qu'on pouvait faire de belles choses», rappelle Benneteau.

«Il n'y a pas beaucoup de nations qui ont autant de joueuses établies dans le top 100, c'est clairement ce qui fait notre force», renchérit Mladenovic.

Au-delà de leurs adversaires, les Bleues auront un autre ennemi redoutable à gérer : le soleil de plomb australien. Jusqu'à 40 degrés sont annoncés à Perth samedi, et des mesures allant d'une pause de dix minutes avant un éventuel troisième set à la fermeture du toit sont susceptibles d'être mises en place.

«Moi, j'adore la chaleur, lance Mladenovic. Je réside à Dubaï, je passe tous mes hivers au chaud. Après, 40 degrés, c'est autre chose, c'est vrai. Mais je pense qu'elles n'ont pas plus l'habitude que nous puisqu'on est sur les mêmes tournois tout au long de l'année.»

- Parachever la saison des retrouvailles -

«Ca ne va pas être quelque chose de facile, mais c'est quelque chose de largement surmontable, estime Garcia. Et ça fait plusieurs jours qu'on essaie de s'y préparer, de bien s'hydrater, de bien s'alimenter pour avoir l'énergie.»

L'épisode de chaleur torride s'annonce aussi bref qu'intense : le thermomètre devrait baisser d'une quinzaine de degrés dimanche.

Un succès français, le troisième après 1997 et 2003, viendrait, dès la première campagne de Benneteau dans le rôle de capitaine, parachever la saison des retrouvailles entre Garcia et ses coéquipières, Mladenovic en particulier, après deux ans de brouille. Les Bleues restent toutefois sur trois défaites en finale, en 2004, 2005 et 2016.

L'Australie, troisième nation la plus décorée avec sept titres, court elle après son premier trophée en Fed Cup depuis 45 ans (1974). Les joueuses d'Alicia Molik ont hissé leur pays en finale pour la première fois depuis vingt-six ans.

Cette finale sur la côte occidentale australienne est en tout cas la dernière avant que la Fed Cup, à l'instar de la Coupe Davis depuis cette année, remise ses rencontres à domicile ou à l'extérieur et ses trois week-ends de compétition au long de l'année pour se concentrer autour d'une phase finale d'une semaine réunissant douze équipes, au printemps à Budapest.